Perte de cheveux

La chute de cheveux est une préoccupation qui touche des millions de personnes, hommes et femmes confondus. Si elle est souvent vécue comme un signal d'alarme, toutes les pertes de cheveux ne sont pas équivalentes ni irréversibles. Comprendre les mécanismes biologiques en jeu est la première étape indispensable pour poser le bon diagnostic et choisir la solution la plus adaptée à chaque situation.
Le cheveu et son cycle de vie
Le cheveu est une fibre kératinisée produite par le follicule pileux, une structure tubulaire logée dans le derme et l'hypoderme. Chaque follicule est une unité autonome, dotée de sa propre vascularisation et de ses propres cellules souches. Il est composé de deux parties principales : la tige capillaire (la partie visible, constituée de kératine morte) et le bulbe pileux (la racine vivante, siège de la multiplication cellulaire).
Chaque cheveu suit un cycle biologique en 3 phases qui se répètent tout au long de la vie :
La phase anagène (croissance) : c'est la phase active durant laquelle le cheveu pousse activement (1 à 1,5 cm par mois). Elle dure en moyenne 3 à 7 ans. 85 à 90 % des cheveux sont en phase anagène.
La phase catagène (transition) : courte phase de 2 à 3 semaines pendant laquelle la croissance s'arrête et le follicule se rétracte progressivement. 1 à 2 % des cheveux sont dans cette phase.
La phase télogène (repos et chute) : le cheveu ne pousse plus, reste en place quelques semaines puis tombe pour laisser place à un nouveau cycle. Elle dure 2 à 4 mois et concerne environ 10 à 15 % des cheveux.
Il est donc tout à fait normal de perdre 50 à 100 cheveux par jour. C'est lorsque ce seuil est régulièrement dépassé qu'une consultation s'impose.
L'alopécie androgénique
Chez les hommes, la perte de cheveux est généralement d'origine génétique, représentant environ 95 % des cas. Cette condition est appelée alopécie androgénique.
Qu'est-ce que l'alopécie androgénique ?
L'alopécie androgénique (AA) est une forme de chute de cheveux causée par une prédisposition génétique héréditaire combinée à l'action d'une hormone : la dihydrotestostérone (DHT).
Chez les personnes génétiquement prédisposées, les récepteurs androgéniques présents dans les follicules pileux du sommet et de la zone frontale sont particulièrement sensibles à la DHT. Celle-ci provoque un phénomène de miniaturisation progressive des follicules : chaque cycle de repousse produit un cheveu plus court, plus fin et plus clair, jusqu'à la disparition complète du cheveu visible.
Comment évolue l'alopécie androgénique chez l'homme ?
Chez l'homme, la calvitie androgénique suit des schémas d'évolution prévisibles, classifiés par l'échelle de Hamilton-Norwood, qui comporte 7 stades :
Stade I : pas de récession visible, ligne d'implantation normale.
Stades II-III : recul progressif des golfes temporaux, début de dégarni sur le front.
Stade IV : approfondissement des golfes et apparition d'une zone dégarnie au sommet du crâne.
Stades V-VI : les zones frontale et sommitale se rejoignent, le pont de cheveux restant entre les deux se réduit.
Stade VII : calvitie étendue ne conservant qu'une couronne de cheveux sur les côtés et en arrière.
La progression est variable d'un individu à l'autre. Certains hommes restent au stade II pendant des décennies, d'autres évoluent rapidement vers des stades avancés dès la trentaine. La génétique est le principal facteur déterminant, aussi bien du côté maternel que paternel.
Comment se manifeste l'alopécie androgénique chez la femme ?
Chez la femme, l'alopécie androgénique prend une forme différente, classifiée par l'échelle de Ludwig (3 stades). La chute n'est généralement pas localisée sur les golfes mais se traduit par un éclaircissement diffus du dessus du crâne, avec conservation de la ligne d'implantation frontale. La raie centrale s'élargit progressivement, laissant apparaître le cuir chevelu.
Cette forme est souvent sous-diagnostiquée car elle évolue lentement et peut être confondue avec d'autres types de chutes. Elle survient fréquemment après la ménopause (la chute des œstrogènes réduit la protection hormonale naturelle contre la DHT), mais peut aussi apparaître plus tôt en cas de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou d'autres déséquilibres hormonaux.
Les différentes causes de chute de cheveux
Toutes les chutes de cheveux ne sont pas d'origine androgénique. Il existe de nombreuses autres causes, dont certaines sont temporaires et réversibles une fois le facteur déclenchant identifié et traité.
L'effluvium télogène
L'effluvium télogène est une chute de cheveux diffuse, souvent massive, qui survient 2 à 4 mois après un choc physique ou émotionnel : stress intense, deuil, accouchement (chute post-partum), chirurgie lourde ou maladie grave. Le corps, sous l'effet du stress, précipite un grand nombre de follicules en phase télogène simultanément. Ce type de chute est généralement réversible en 6 à 12 mois.
Les carences nutritionnelles
Le cheveu est un tissu à renouvellement rapide, très sensible aux carences. Les déficits les plus fréquemment impliqués dans la chute de cheveux sont les carences en fer, zinc, vitamine D ou B et les régimes restrictifs ou dénutrition.
Les déséquilibres hormonaux
Outre la DHT, d'autres déséquilibres hormonaux peuvent entraîner une chute de cheveux :
Hypothyroïdie ou hyperthyroïdie : les hormones thyroïdiennes jouent un rôle direct dans le cycle capillaire.
Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : excès d'androgènes chez la femme.
Post-partum : chute hormonale brutale après l'accouchement.
Ménopause et péri-ménopause : baisse des œstrogènes favorisant l'action des androgènes.
Les causes médicamenteuses et traitements
Certains médicaments peuvent provoquer ou aggraver une chute de cheveux : chimiothérapie (alopécie souvent réversible à l'arrêt), anticoagulants, certains antidépresseurs et rétinoïdes. Il est important de mentionner tous les médicaments en cours lors de la consultation.
Les alopécies cicatricielles et les maladies auto-immunes
Certaines pathologies entraînent une destruction définitive des follicules pileux : l'alopécie areata (maladie auto-immune provoquant des plaques de calvitie), le lichen plan pilaire, la pelade ou encore certaines cicatrices. Ces formes nécessitent un diagnostic dermatologique précis avant d'envisager tout traitement capillaire.
Quels sont les traitements possibles avant d'envisager une greffe de cheveux ?
La greffe capillaire est une solution efficace et durable, mais elle n'est pas toujours la première étape. Selon le type d'alopécie, son stade d'évolution et la cause identifiée, le Dr Montesanti peut proposer plusieurs traitements à mettre en place en amont (ou en complément) d'une greffe.
Les injections de PRP (plasma riche en plaquettes)
Le PRP (Platelet-Rich Plasma) est une technique qui consiste à injecter dans le cuir chevelu un plasma concentré en plaquettes et en facteurs de croissance, obtenu à partir d'un prélèvement sanguin du patient lui-même. Ces facteurs de croissance stimulent les follicules pileux en dormance, améliorent la vascularisation du cuir chevelu et prolongent la phase anagène.
Le PRP est particulièrement indiqué dans les stades précoces ou modérés de l'alopécie androgénique, dans les effluviums télogènes persistants et en complément d'une greffe capillaire pour optimiser la prise des greffons et accélérer la repousse. Le protocole habituel consiste en 3 à 4 séances espacées de 4 à 6 semaines, suivies d'une séance d'entretien annuelle.
Quand envisager la greffe capillaire ?
La greffe capillaire est envisagée lorsque la chute est stabilisée (pour ne pas greffer sur des follicules encore en train de miniaturiser), que les traitements médicaux ont montré leurs limites ou que la perte de densité est suffisamment avancée pour que la greffe représente le meilleur bénéfice. Le Dr Montesanti évalue précisément, lors de la consultation, si le profil du patient (stock folliculaire en zone donneuse, étendue de la zone receveuse, âge, stabilité de la chute) est compatible avec une greffe aux résultats naturels et durables.
Prendre rendez-vous pour un bilan capillaire
Chaque situation est unique. Qu'il s'agisse d'une chute récente qui vous inquiète, d'une calvitie évolutive depuis plusieurs années ou d'une demande d'information sur la greffe capillaire, le Dr Montesanti vous accueille pour une consultation personnalisée et sans engagement à Charleroi.
Au cours de cette consultation, elle réalise un bilan complet, pose un diagnostic précis et vous propose un plan de traitement sur mesure adapté à votre profil, vos attentes et le stade de votre alopécie.